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 Super-Psycho Story : Cornélius

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MoMO
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MessageSujet: Re: Super-Psycho Story : Cornélius   Ven 29 Aoû - 22:31

C'est surement proche de la fin .. mais pas pour autant celle de la série.
Car a mon avis cette série étant excellent, c'est un très bon support pour une suite.
Dyablo pourrais enchainer et même peut être envisage , comme il dit, des confrontation avec d'autre super Zéro du site .

Et en plus que serait une série avec une seule (vrai) victime ? ridicule?
(ok y a eut d'autre mort mais c secondaire et ya pas eut de description)
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Dyablo
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MessageSujet: Re: Super-Psycho Story : Cornélius   Ven 29 Aoû - 22:43

Citation :
Dyablo pourrais enchainer et même peut être envisage , comme il dit, des confrontation avec d'autre super Zéro du site
J'ai pas parlé de confrontation avec d'autres zéros Wink
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Shika33
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MessageSujet: Re: Super-Psycho Story : Cornélius   Ven 29 Aoû - 22:45

Citation :
ok y a eut d'autre mort mais c secondaire
C'est bien MoMo tu commences à avoir le bon esprit.

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MoMO
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MessageSujet: Re: Super-Psycho Story : Cornélius   Sam 30 Aoû - 13:38

Dyablo tu as oublié de lire le mot "envisager" je crois .
(Un petit mot qui précède ta citation Wink )
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MoMO
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MessageSujet: Re: Super-Psycho Story : Cornélius   Sam 30 Aoû - 13:41

(Et sinon pour Shika...)

"Merci maître ! (S'abaissant pour saluer, les deux main en position "Kun-fu" )
C'est un honneur d'accueillir de votre part et compliment .
Et par la même occasion de provoquer un sentiment bon en vous, ce qui n'est pas chose aisé..."
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Dyablo
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MessageSujet: Re: Super-Psycho Story : Cornélius   Sam 30 Aoû - 15:12

Elle avait frappé fort. Elle avait senti l'os se briser, la torche s'enfoncer dans les chairs. Il ne pu que pousser un grognement sourd puis s'effondra.

Alice lâcha son arme maculée de ce liquide orangeâtre si répugnant. Elle sentit ses jambes perdre leurs forces, mais dans un effort de volonté elle parvint à rester debout, et consciente.
"Je ne veux pas mourir ici, surtout pas ici avec lui..."
Elle tituba vers la porte, se soutenant de sa main encore valide contre la paroi du mur. Il lui manquait la première phalange de chacun de ses deux doigts gauche, majeur et index, mais elle avait dépassé le stade de la douleur. Son regard restait vague, ses sensations aussi. Elle vit se rapprocher le sol à toute vitesse et ne pu se protéger qu'au prix d'une nouvelle écorchure au bras. Mais elle se releva, et poursuivit sa marche dans le long couloir qui menait à la sortie.
Après une minute interminable, la jeune fille parvint enfin à la porte au-dessus de laquelle se trouvait le mot "Sortie". Elle tenta de l'ouvrir, mais échoua. Elle recommença l'opération, en poussant, puis tirant, mais dû se rendre à l'évidence : ce n'étaient pas ses forces défaillantes qui l'empêchait de l'ouvrir, mais bel et bien une grosse serrure qu'elle n'avait pas voulu reconnaitre au premier abord.
Il fallait qu'elle trouve la clé.
"Je suis passée devant une porte tout à l'heure, un autre porte, en bois celle-ci, ça ne peut être que là, il FAUT que ce soit là, je ne veux pas mourir enfermée ici..."
Malgré la fatigue qui se faisait de plus en plus ressentir à chaque pas, à mesure que son sang s'écoulait, Alice réussit à atteindre, puis à ouvrir, la porte donnant sur une sorte de remise. La "salle de contrôle".
Elle jeta un oeil à l'écran de télé vieillot, puis le détourna aussitôt en apercevant le corps de "Cornélius". Il fallait qu'elle trouve les clés. Et vite, avant qu'elle ne s'effondre.
Elle chercha sur les quelques tables dressées, dont l'une était couverte de documents à l'air officiel. Elle ne fût pas étonnée de voir son visage sur l'un d'eux. Mais ce n'était pas le moment de s'en préoccuper.
Il y avait une vieille armoire en fer blanc dans un coin de la pièce. Alice l'ouvrit mais ce qu'elle y trouva se révélait être sans utilité : des piles de papiers, des outils rouillés, du matériel de soudure, des bouteilles contenant on ne sait quels produits, des bouquins sur divers sujets, dont un relativement neuf par rapport aux autres, traitant des rats...
Alice se retourna et scruta l'écran nerveusement, dans la crainte de voir des dizaines de rats sortir de leur cachette et se précipiter vers le couloir.
Mais ce qu'elle vit fut pire : il n'y a avait aucune trace de Cornélius. Mis à part quelques taches sombres que l'on devinait vaguement dans la pénombre, rien n'indiquait que quelqu'un était mort ici. Parce que, bien sûr, il n'était pas mort. Et elle avait été assez stupide (ou simplement trop terrorisée) pour ne pas s'en assurer, ou du moins fermer cette foutue porte.

Maintenant il se trouvait là, dans l'encadrement de celle, bien moins solide, de la "salle de contrôle". Son visage, d'ordinaire déjà affreusement difforme, était de plus atrocement défiguré. Un morceau de lèvre lui pendait toujours sur le menton, dans une parodie de sourire grotesque qui révélait une rangée de dents pourries plantées sur une gencive d'un jaune... maïs. Mais le pire était de voir la profonde dépression située sur le côté gauche de son crâne, là où l'os s'était brisé et enfoncé dans l'orbite. Son oeil, chassé de sa cavité naturelle, saillait horriblement, comme prêt à sauter sur la moindre victime qui se serait trop approchée pour contempler cette hideuse erreur de la nature. Du sang lui coulait sur la moitié du visage, mais il n'y avait guère de différence avec le coloris de sa peau.

"Hu vas m'le payer, halope !"

Alice eût juste le temps d'apercevoir le couteau qu'il tenait à la main, long d'au moins vingt centimètres, avant qu'il ne se jette sur elle. Incapable de faire le moindre mouvement, elle entendit le bruit doux de la lame qui s'enfonce à travers les chairs, et celui déplaisant de l'acier raclant l'os.
Elle ne ressenti pas vraiment la douleur, mais plutôt comme une gêne. Elle avait de plus en plus de mal à respirer, comme si elle avait bu la tasse. Elle toussa, et c'est en voyant les gouttelettes de sang s'écraser sur la face du monstre souriant (pour ce qu'il pouvait sourire avec une lèvre en moins) qu'elle compris qu'elle avait un poumon percé, juste au-dessus de son sein gauche. Le sang commençait à remplir ses cavités respiratoires, et elle se rendit compte avec amusement qu'elle n'allait pas mourir par manque de sang, mais bien noyée dedans.

"-He vais t'haigner comme une twuie !
-Pas très original comme réplique ça..."

Maintenant que la douleur n'avait plus aucune signification pour elle, Alice n'avait même plus conscience de dire à haute voix ce qu'elle pensait. A haute voix dans la mesure ou il ne s'agissait que d'un murmure entrecoupé de sifflements et de gargouillements à donner la nausée.
Ce qu'elle voulait faire avant de mourir, c'était de voir cette ordure crever avant elle. Encore debout, dos au mur, elle tendit la main sur le côté, où se trouvait une table couverte d'affaires diverses. Elle saisi un crayon et aperçu la mine parfaitement taillée du coin de l'oeil.

"Je savais bien que tous les psychopathes étaient des maniaques du taillage de crayon..."

Elle ne pu déchiffrer l'expression de surprise du visage situé à quelques centimètres du sien, surtout avec la configuration actuelle de ses yeux. Mais c'était sans importance. Elle planta le crayon dans le cou de la Chose avec tellement de violence que celui-ci ressorti de l'autre côté.

Cornélius s'écarta brusquement, porta les mains à son cou traversé de part en part par un HB tout ce qu'il y a de plus conventionnel. La fille n'avait pas raté son coup et le sang giclait par à-coups de sa jugulaire percée.

Les yeux d'Alice s'embrumèrent, le monde devint trouble et ses jambes lui firent finalement défaut. Elle glissa petit à petit au sol, retrouvant cette position assise qu'elle avait tant de fois subi cette journée. Mais elle se concentra, voulant rester en vie le temps du dernier acte.

Il était à terre, rampant vers un but inconnu, comme si sa dernière pensée fût de fuir ce cauchemar dans lequel tout était allé de travers.
Ça ne pouvait pas finir ainsi, se vidant de son sang devant cette garce... pourtant il se sentait partir lui aussi, le crayon toujours planté en travers de sa gorge pour lui rappeler que, si, il allait mourir devant cette garce.
Après un râle sans aucune signification, il finit par s'immobiliser dans un dernier soubresaut, définitivement.

Alice se laissa alors aller, se permettant un dernier soupir...

"Fait de beaux rêves David..."

...Puis un voile noir tomba devant ses yeux. L'obscurité complète, un vertige. Puis rien.


FIN
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MessageSujet: Re: Super-Psycho Story : Cornélius   Sam 30 Aoû - 16:08

Que dire.....
Belle fin, mais comme toute les bonnes séries que j'ai vu ou lu, je suis toujours triste que sa se finit. Par là J'entends que la tienne est aussi une bonne série.
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MessageSujet: Re: Super-Psycho Story : Cornélius   Dim 31 Aoû - 13:03

excellent, bravo, bis ! UNE AUTRE- UNE AUTRE - UNE AUTRE - UNE...

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MessageSujet: Re: Super-Psycho Story : Cornélius   Dim 31 Aoû - 16:00

Bon, j'ai fait quelques corrections au niveau grammaire et cohésion, je poste les 7 chapitres à la suite pour une plus grande facilité de lecture.
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MessageSujet: Re: Super-Psycho Story : Cornélius   Dim 31 Aoû - 16:00

Un halètement. Un bruit de course effrénée. Les bruits de succions d'un pied nu sur la terre froide et humide.
La fille courait, s'enfonçant de plus en plus loin dans la forêt, alors que tout en elle voulait quitter cet endroit horrible. Les yeux exorbités, la nuque trempée d'une sueur glaciale, pour elle tout n'était qu'un fouillis de couleurs affreuses. Il faisait nuit et pourtant une lueur malsaine éclairait ces lieux, rendant chaque arbre, chaque feuille morte, chaque brindille d'une laideur à donner la nausée.

Evidemment, l'invitation avait été tentante. Une virée nocturne en forêt, avec feu de camp et histoires d'horreurs entre amies, elle n'avait pas pu dire non.
Mais l'horreur, c'est bien elle qui la vivait, et qui que fût l'expéditeur du message, ce n'était sûrement pas une amie.
Ou alors...

Une branche craqua sous son pied gauche, qui se para d'une nouvelle entaille. Le bruit ressemblait à celui que ferait un os pourri soumis au même traitement, et la fille éclata d'un nouveau sanglot.

Ou alors... peut-être s'agissait-il vraiment d'une soirée entre amies, mais que Ça les avaient eu. Que Ça les avait trouvé, et que Ça les ai...
Non ! Elle chassa cette idée de son esprit embrumé par la panique, et redoubla d'efforts pour échapper à... à quoi exactement ? Elle ne le savait pas vraiment.

Elle était arrivée en retard au lieu de rendez-vous, à la lisière de la forêt, alors que le Soleil disparaissant lentement derrière l'horizon. Il n'y avait personne en vue, mais elle n'avait pas tardé à apercevoir une lueur orangée à travers les arbres, alors bien espacés entre eux.

Oui, et maintenant qu'elle courait, luttant pour sa propre survie, elle se rendait compte que cet espace se restreignait de plus en plus. La lune, pourtant lumineuse, se suffisait plus vraiment à ce qu'elle puisse distinguer les troncs des passages sombres entre ces troncs. Elle devait ralentir, mais un instinct primaire le lui empêchait, accélérant au contraire sa course, si cela était encore possible.

Elle avait parcouru la première centaine de mètres avec confiance et gaieté. Puis, à mesure que la lueur du feu croissait, ce sentiment avait laissé place à une inquiétante sensation de malaise. Pas de rire. Aucun éclat de voix. À ses appels qui se voulaient enjoués, mais dont elle n'était pas parvenue à masquer les tremblements, aucune réponse ne s'était fait entendre.

Et maintenant elle l'entendait. Ça approchait. Ça courait aussi, mais pour une autre raison. Maintenant elle savait ce que devait ressentir un animal pris au piège par son prédateur. Elle était la proie.

Elle avait trouvé les alentours du feu de camp vides. Vides de toute vie, humaine ou animale. Le léger bruissement des feuilles semblait lui parvenir depuis des kilomètres. Puis elle avait ressenti sa présence, une fraction de seconde avant de le voir. Et Ça l'avait vu aussi.

C'était maintenant tout près, plus près peut-être que lorsqu'elle avait entr'aperçu cette face hideuse, recouverte de bulbes jaunâtres et suintants. Elle le sentait dans son dos. Sentait son souffle sur sa nuque. Sentait l'air déplacé par ses pieds ("non, ses pattes, ce sont des pattes !") sur le sien, déchaussé depuis qu'elle avait commencé sa fuite vers ce qu'elle avait cru être la bonne direction.
Mais elle s'était trompée. Les arbres étaient désormais tellement serrés que c'était une chance incroyable qu'elle n'en ai pas déjà percuté un dans l'obscurité. Elle avait le visage et les bras en sang après avoir été fouettée par les fines branches assassines se dressant sur son passage, et maintenant...
Le craquement sourd que fit son nez en se brisant sur l'écorce la ramena brutalement à la réalité. Puis la douleur qui suivi fit perdre toute cohérence à ses pensés, et une explosion de points rouges vint danser derrière ses yeux.

Avait-elle été inconsciente ? Impossible de le dire, mais la douleur qui lui remontait le long des sinus était à son paroxysme. Elle vomit, à moitié sur elle du fait de sa position allongée suite à sa chute, puis tenta de se redresser sur ses avant bras, scrutant autour d'elle, perdue dans une brume rougeâtre.
Ses yeux lui piquaient, et il lui fallu quelques secondes pour se rendre compte que cet inconfort était dû à son propre sang qui lui avait coulé de son nez tordu à ses glandes lacrymales, lorsqu'elle était à terre.
Elle battit des paupières, essuya le mélange de morve, de larmes et de sang qui lui coulait sur le menton, puis s'assis dos à l'arbre si mal placé.
Plus aucun bruit. Le souffle rauque s'était tu.
Pendant quelques secondes, le silence persista, presque aussi inquiétant que...
La râle reprit, proche, très proche. La fille poussa un petit cri étranglé, tenant plus du hoquet de surprise que d'un véritable cri de terreur.
Mais la terreur succéda bien vite à la surprise. Ça se trouvait juste derrière elle. C'était de l'autre côté du tronc. Peut-être même que Ça la regardait en ce moment, au-dessus de son épaule.

"S...S'il vous plait... ne... ne me faites pas de mal..."

Le reste n'était qu'un charabia confus, mélange de sanglots et de prières adressées à ce que si trouvait derrière elle.

Puis, Ça se mit à parler.

"Tu m'as... vu... Tu sais... à quoi je ressemble..."

La fille senti alors une chose à la consistance hideuse lui caresser les cheveux. Elle poussa un autre cri, prostrée sur elle-même, la moitié inférieure de son visage baignée de sang et de salive.

"Pitié... Pitié... Ne...ne..."

La "main" se referma alors sur la longue chevelure de la fille, et lui tira brutalement la tête en arrière, lui écorchant le haut du cuir chevelu contre l'écorce râpeuse du tronc.

"Pitié ? Pitié ?! Tu crois que les garces comme toi ont eu pitié de moi ?!"

Ça lui frappa violemment la tête contre l'arbre, arrachant quelques touffes de cheveux au passage.

"Tu crois qu'en me voyant, elles avaient... pitié ?!"

Ça ponctua sa phrase d'un nouveau coup, plus violent cette fois. Les cris laissèrent place aux gémissements de terreur et de douleur mêlés.

"Et maintenant, sept ans plus tard, tu crois encore qu'elles auraient... pitié !?!"

Cette fois le coup porté laissa entendre un craquement de mauvaise augure, mais Ça n'en tint pas compte.

"Tu trouves peut-être qu'avoir un visage comme le mien, tellement difforme que même les rats me fuient, ça inspire la pitié ? Non... juste la peur, ou la moquerie... "Gueule de maïs", "Cap’tain Cornélius", tu trouve ça drôle peut-être ? Elles oui ! Les autres oui ! Et toi aussi tu trouverais ça drôle si je n'avais pas décidé de prendre personnellement les choses en main ! Fini... c'est FINI TOUT ÇA ! Plus de moqueries à présent, pas même de "pitié", juste la PEUR ! Car tu va avoir peur, oh oui, et tu va souffrir aussi, ça je peux t'assurer que tout ce que tu viens de vivre n'est qu'un début, et dès que tu te seras réveillée... car tu n'es pas morte n'est-ce pas ? Juste en train de faire un autre cauchemar à l'intérieur de celui-ci, bien réel... et dès que tu te seras réveillée, tu va hurler crois-moi, hurler comme une chienne à l'agonie, hurler comme tu n'auras jamais hurlé ! Vous avez peut-être trouvé ça drôle, vous tous, alors AU TOUR DE CORNÉLIUS DE S'AMUSER !"
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MessageSujet: Re: Super-Psycho Story : Cornélius   Dim 31 Aoû - 16:01

Douleur, tout n'était que douleur. Si seulement elle avait écouté sa mère et ne s'était pas balancée si haut... Mais quand on est petite, on croit que rien de tout cela ne peut vous arriver, qu'on pourrait faire un tour complet autour de la barre transversale de la balançoire sans tomber... mais elle était tombée, et son crâne lui faisait horriblement mal...

Non. Elle souffrait bien trop pour qu'il s'agisse d'un simple accident de balançoire. En fait tout cela s'était déjà produit il y a bien longtemps. Alors pourquoi avait-elle si mal ?
Les souvenirs lui revinrent progressivement, beaucoup plus proche que cet épisode de son enfance ("Mais pourquoi m'être rappelé cela oh j'ai tellement mal"). Le feu. La forêt. Ça.
Oh mon Dieu !
Le souvenir brutal de cette face hideuse fit redoubler la douleur qui lui martelait l'arrière du crâne. Elle poussa un gémissement. Ni le premier, ni le dernier.
Ses yeux étaient toujours fermés. D'ailleurs pouvait-elle les ouvrir ?
Après un effort surhumain, elle se rendit compte que oui. Mais le coup l'avait rendu aveugle. Ou alors il faisait trop sombre pour apercevoir quoi que ce soit.
Quelques secondes s'écoulèrent. Elle ne voyait, si n'entendait toujours rien. Ne sentait rien non plus, du moins pas encore.
Si, il y avait quelque chose derrière son dos. Un mur probablement. Ses jambes engourdies devaient trainer sur le sol, en tout cas elle ne pouvait pas être debout. Assise et dos à un mur donc, dans une position pas très différente que lorsqu'elle était tombée suite à sa violente rencontre avec l'arbre.
Son nez, comment allait son nez ? Pas très bien, mais la douleur ici s'était transformée en un battement sourd suivant le rythme de son cœur. À l'arrière du crâne par contre...
Elle tenta de lever un bras pour toucher et estimer les dégâts, mais un bruit métallique associé à la morsure froide du métal contre son poignet lui apprirent sa condition de prisonnière.
Enchaînée. Blessée. Aux mains d'une créature qui n'aurait pas dû exister.

Soudain la panique la submergea et elle voulu pousser un long cri. Mais seul un râle rauque sorti de sa gorge, tapissée du sang à demi-séché qui lui avait coulé depuis ses sinus écrasés. Cela aussi faisait mal, très mal. Et les battements de son cœur qui accélérait la cadence... les pulsations du sang à l'arrière de son crâne lui faisait l'effet d'un Alien égaré qui se serait logé dans son cerveau plutôt que dans son ventre, et qui tambourinerait l'intérieur de sa boîte crânienne pour sortir.
"Vraiment une comparaison à chier..."
Juste une pensé, elle ne pouvait parler. Faisait-elle preuve d'humour ? En tout cas elle était loin de le vouloir.
Mais pourquoi donc s'être rappelé cet épisode de la balançoire ?

Elle criait, elle pleurait. Elle était finalement tombée de cette balançoire. Haut, très haut, trop haut... et les mains qui glissent, le ciel qui s'éloigne et la terre qui se rapproche dans son dos, avec ce petit caillou pointu dépassant, pointant vers l'arrière de sa petite tête blonde...

Le cours de ses pensés fût interrompu par le claquement sec d'une serrure que l'on actionne. Puis la lumière se fit à mesure que la porte s'ouvrait, sur un grincement rouillé.
La lumière lui fit mal aux yeux, mais au moins elle n'était pas aveugle. Et pour ne pas regretter de l'être, elle tourna la tête de côté, évitant de Le voir. Au lieu de cela elle inspecta rapidement sa cellule du regard. Des murs en pierres nues et froides, tout comme le sol. Des reflets humides, quelques taches sombres ("du moisi, ce n'est que du moisi..."), un bol éméché dans un recoin... était-ce bien un bol ? On aurait plutôt dit un... Non, ça ne pouvait en être... avait-elle bien vu ?
La porte se referma, et la seule source de lumière se réduisit à une vielle lampe à huile qui avançait vers elle. La fille préféra fermer les yeux, mais très vite ne pas savoir où Ça se trouvait devint insupportable. Elle les rouvrit alors, et fût soulagée de constater que Ça avait posé la lampe près d'elle, mais que Ça s'était ensuite retiré dans un coin de la cellule, près du bol ("non, un crâne, c'était un crâne !").
Elle devinait les contours de la Chose, mais son visage restait dans l'ombre. Tant mieux, elle n'avait vraiment pas envie de revoir ce visage affreux.

Non, mais l'entendre fût presque pire.

"Bonjour bonjour joli demoiselle..."

Un gloussement horrible, presque liquide.

"... comment donc tu t'appelles ?"
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MessageSujet: Re: Super-Psycho Story : Cornélius   Dim 31 Aoû - 16:01

"A... Alice..."

La voix de la fille était encore rauque, mais suffisante pour se faire comprendre. Néanmoins parler lui provoquait toujours une grande douleur.

"Alice hein ? Et c'est-y pas un endroit merveilleux que celui-ci ?"

Un bras à peine moins difforme que le visage de la Chose sorti de l'ombre et embrassa du geste le cachot sombre et humide dans lequel ils se trouvaient.
Alice préféra se taire. Mauvais choix.

"J'ai dit : C'EST-Y PAS UN ENDROIT MERVEILLEUX QUE CELUI-CI, CONNASSE !?"

Avec une rapidité impressionnante, celui qui se faisait appeler "Cornélius" bondit sur elle et la frappa au visage. Un liquide gluant coula sur sa joue. Du sang ? Ou quelque chose provenant de Ça ? Elle préférait ne pas le savoir. La vision du visage horriblement difforme occupait bien suffisamment son esprit

(J'ai mal maman est-ce qu'on va m'emmener à l'hôpital oh j'ai mal maman)

pour qu'elle ne pense à autre chose qu'à tout ce qui lui coulait dessus.

"Oui... Oui c'est un endroit mer... merveilleux..."

Ça se fendit d'un sourire, ou de ce qui pouvait ressembler à un sourire. Plutôt une fente hideuse dans cette face de... ("d'épi de maïs, on dirait un épi de maïs géant !")

"Merveilleux oui... t'as bien raison ma petite conne ! "Alice au pays des Merveilles" haha ! C'est drôle n'est-ce pas ? T'as vraiment pas d'humour, tout ce que vous savez faire vous les petites garces, c'est vous moquer... et avoir peur..."

Il lui donna une nouvelle gifle, moins fort cette fois, comme s'il l'avait fait plus par réflexe que par réel désir de faire mal.


Elle était allongée sur le dos, par terre. Elle sentait quelque chose de chaud à l'arrière de son crâne ("oh non, je suis quand même pas tombée dans une crotte de chien ! Ça fait trop mal...").
Elle entendait son nom. Sa mère arrivait vers elle en courant, l'air affolé. Alice aurait bien voulu se redresser et lui dire que ce n'était rien, juste une bosse et peut-être une crotte de chien à nettoyer, mais elle n'y arrivait pas. Et soudain elle comprit que la chaleur mouillée à l'arrière de son crâne, c'était son sang, son propre sang, et qu'elle avait peut-être le crâne ouvert, et que peut-être c'était son cerveau le truc mouillé et chaud, oui son cerveau et qu'elle allait délirer comme tata Lucie qu'on avait mis dans une grande maison pour gens "spéciaux" et que...
"J'ai mal maman, est-ce qu'on va m'emmener à l'hôpital ? Oh j'ai mal maman !"


Une chaleur désagréable sur la paume de sa main gauche la ramena à la réalité. Alice se rendit compte avec horreur que pendant ce court instant de quasi-inconscience, Ça lui avait saisi le bras et avait placé sa main au dessus de la lampe à huile, tout près de la bouche brûlante du verre qui contenait la flamme.

"Et maintenant écoute moi bien, ma merveilleuse Alice, écoute moi attentivement. Je ne t'ai pas choisi au hasard. Alors on va jouer à un jeu nous deux tu veux bien ?"

La chaleur se faisait plus forte, déjà douloureuse, mais la poigne de la Chose était impressionnante. Impossible de se dégager de son étreinte froide.

"Tu as dit ton nom. Je le connaissais déjà. Tu connais le mien, alors dis-le."

Non, ce n'était pas possible, elle ne pouvait connaitre ce

(Salut, pourquoi t'es là ?)

monstre. Ça devait se tromper. Elle l'aurait bien su si elle avait déjà vu cette...


Une sirène d'ambulance. On lui presse quelque chose derrière la tête. C'est sa mère, avec une serviette. Du coin de l'œil Alice l'aperçoit, le visage tordu d'angoisse, la jeter et en prendre une autre. Elle aurait bien voulu ne pas voir, mais elle a vu. La première serviette était toute rouge, alors qu'avant elle était d'un joli bleu turquoise. Elles sont dans la salle de bain, les sirènes se rapprochent, et pourtant elle n'entend plus grand chose. Elle ne voit plus même, elle...
Ça secoue. La sirène hurle maintenant dans ses oreilles, et ça fait mal.
Il y a des gens un peu partout autour d'elle, tous habillés pareil, tout vert. Elle ne sent rien, ou peut-être si. Elle ne sait pas tout est tellement confus...


"Aïe !"

Cette fois elle ne peut plus ignorer la douleur due à la flamme. Mais la Chose la tient trop bien. Ses doigts ("non, ses griffes") s'enfoncent profondément dans sa peau, lui faisant une marque violacée sur le bras. Mais ce n'est rien. Rien comparé aux souffrances passées, et à celle qu'elle est en train de vivre. La paume de sa main...

"DIS MON NOM !"


L'hôpital. Elle est à l'hôpital, allongée dans un petit lit tout blanc. Elle a un bandage autour de la tête, et ça ne lui fait pas trop mal. Elle met du temps à voir tout ce qui se passe autour d'elle, c'est qu'elle est tellement fatiguée...


"-DIS MON PUTAIN DE NOM !
-Ça fait mal !"


Ses parents sont venus la voir. L'infirmière a dit que tout allait bien, qu'elle pourrait rentrer à la maison dans un ou deux jours. Il y a un nouveau dans un lit à côté d'elle. Un petit garçon, un peu plus vieux qu'elle peut-être, mais c'est difficile à savoir. Il a des bandages partout sur le corps de ce qu'elle peut en voir.


Ça y est, sa peau commence à griller, elle en est sûr, et ce concentrer sur son passé dans ces conditions...


"Salut, pourquoi t'es là ?"
Premières paroles. Le garçon (elle le savait parce qu'il avait une chemise d'hôpital bleu, et elle rose) était réveillé et la regardait.
"-Je suis tombée sur un caillou. Et toi pourquoi t'es là ? On dirait une momie !
-J'ai une maladie. Les docteurs ont dit qu'ils pouvaient peut-être me soigner, mais après l'opération ma mère a beaucoup pleuré. Je crois que ça a raté."
Le garçon avait un masque sur le nez et la bouche, et des lunettes de soleil sur les yeux. Bien sûr, ils ne pouvaient pas les lui avoir bandés. Mais pourquoi cacher alors ?
"-Tu t'appelle comment ?
-Alice. Et toi ?"


Et lui ? Comment s'appelait-il ?


"-Moi c'est..."


Elle sentait sa peau grésiller, la douleur devenait intolérable.

(Damien ? Non)

"DIS MON NOM SALOPE !"

L'odeur de grillé lui parvenait maintenant aux narines, une odeur épouvantable

(Didier ? Non oh mon Dieu ça fait mal !)

de cochon grillé. Elle allait avoir une marque toute sa vie. Pour peu que sa vie dépassât ce soir là...

"DIS MON NOM !"

(Moi c'est moi c'est moi c'est...)

"MON NOM !"

("Ce n'est pas possible, on ne peut pas souffrir comme ça, ça brûle trop !")

"MON NOM ! MON NOM ! MON NOM !"

(Moi c'est...)

"DAVID !"

Mais la douleur persistait, et il fallu quelques seconde interminables pour que Ça (David) la lâche enfin.

"Oui... David c'est ça... tu t'es enfin souvenue. Je t'en félicite."

David (puisque c'était son nom) se releva, laissant la lampe, et reparti vers la porte. Il l'ouvrit puis se retourna et jeta un objet métallique vers Alice.

"Tiens, c'est la clé de tes chaînes. Y'a à manger et à boire dans le coin. Prend des forces..."

Elle ne pouvait le voir dans le contraste de la lumière de l'extérieur et de son ombre à lui, mais Alice était sûre qu'il souriait.

"...Tu va en avoir besoin."

La porte claqua.
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MessageSujet: Re: Super-Psycho Story : Cornélius   Dim 31 Aoû - 16:01

La clé atterri juste à ses pieds, et il ne fallu pas longtemps à Alice pour la ramener jusqu'à elle et se servir de sa main valide (l'autre lui faisait trop mal) pour se libérer de ses chaines.
La première chose qu'elle fit fût d'examiner la paume de sa main gauche : une grosse cloque rougeâtre grossissait à sa surface, encore brûlante.
Puis elle toucha l'arrière de son crâne et rencontra un mélange gluant de cheveux collés et de sang séché. Bon, au moins ça ne coulait plus.
Son nez enfin : bien que celui-ci lui faisait encore mal, la douleur était passée au second plan. Mais ne plus pouvoir respirer convenablement et sentir cet organe si fragile complètement tordu ne l'aidait pas à se sentir mieux.

David, ou plutôt ce qu'il était devenu (dans son esprit c'était encore "la Chose", ou "Ça") avait parlé de nourriture dans un coin. Ramassant la lampe, elle évita soigneusement l'endroit où se trouvait ce qui ressemblait à un crâne et se dirigea vers un autre coin de sa cellule. Par chance c'était le bon.
Elle y trouva un bol d'eau qu'elle but avidement après l'avoir reniflé au préalable. Elle avait un sale arrière goût mais soulageait sa gorge endolorie.
Un peu plus loin, Alice découvrit une assiette dans laquelle se trouvait un morceau de viande, visiblement mal cuite. Elle ne s'y connaissait pas trop en charcuterie et avait du mal à définir son origine, mais après tout ce qui s'était passé, et avec tout le sang qu'elle avait perdu, sa faim lui dicta de plonger ses dents dans cette chair encore rouge et de combler son estomac vide. Ce qu'elle fit.
La texture était vraiment étrange, mais Alice mis ça sur le compte des piètres talents de cuisinier de son geôlier. Le goût ressemblait vaguement à celui du poulet, mais avec un quelque chose d'indéfinissable en plus.
Elle reprit quelques bouchées de ce met étrange, tout en se replongeant dans ses souvenirs...


Le garçon s'appelait donc David. Très vite, ils s'étaient liés d'amitié, chacun dans son lit d'hôpital, elle en rose, lui en bleu.
Puis elle était retournée chez elle, et ne l'avait plus revu durant un temps.
Durant un temps seulement, car lui l'avait retrouvé. Il s'avérait qu'ils habitaient tous les deux dans le même quartier, et David lui avait expliqué, alors qu’elle se trouvait chez lui, qu'il l'avait aperçu un jour qu'elle jouait dehors.
"-Je regarde toujours par la fenêtre, mais je ne sors jamais. Je ferais peur à tout le monde avec mes bandages.
-Pourquoi tu ne les enlèves pas ?
-Je ferais encore plus peur..."


Quelque chose de métallique lui fit mal aux dents. En plus de mal cuire ce poulet, il avait dû oublier de le débaguer... Mais n'était-ce pas à la patte qu'on baguait un poulet ? Pourtant elle en était sûr, ce n'était pas une patte qu'elle était en train de manger. Elle recracha le morceau métallique dans la paume de sa main.
Il s'agissait bien d'une bague, mais pas de poulet.
C'est avec un cri d'horreur qu'elle se rendit compte de la véritable nature de la viande, qu'elle avait été assez stupide pour ne pas l'examiner plus que ça. Elle recula, mettant le plus de distance possible entre elle et les restes de son repas, quand sa main se posa sur quelque chose qui cassa avec le bruit d'une branche humide. Mais cette fois-ci, il s'agissait bien d'un os humain, celui de l'avant bras. Poussant un nouveau cri, elle se rendit compte que ce qu'elle avait pris pour un bol au départ était bel et bien un crâne, avec plus grand chose de chairs encore dessus, heureusement. Et bien sûr, tout le reste était là, assez propre encore, mais sans aucune trace de vêtement. Comme si ce squelette avait été rapidement nettoyé puis posé là.
"A mon intention..."
Mais dire "tout le reste" était faux. L'autre bras s'arrêtait en effet juste avant le coude, pas comme s'il avait été cassé, mais plutôt coupé. Ou scié.
Alice compris, ou pensa comprendre ce qu'il était advenu de l'autre bras, et vomi le peu qu'elle avait ingurgité juste à côté du crâne, l'éclaboussant de ses propres "chairs". A cette idée, ses haut-le-cœur se firent plus violents, et elle cru bien qu'elle allait mourir ici après avoir vomi ses propres tripes, et peut-être même servir de repas à la prochaine...

Un fort grésillement se fit entendre dans toute la cellule, et une voix crachotante sorti de nulle part.

"-On dirait bien que tu as trouvé ma surprise "à ton goût", haha ! Il fallait bien que je trouve une utilité à cette pauvre fille...
-Mais vous êtes malade !
-Et c'est maintenant que tu t'en rends compte ? T'es pas très maline...
-Vous... vous m'espionnez...
-Oui, et je t'ai aussi torturé et fait manger un bout d'une de tes congénères, mais c'est vrai que t'espionner c'est très vilain de ma part !"

En plus des hauts parleurs, il y avait donc une, voire des, caméra, probablement dans un des coins hauts de sa cellule. Si seulement elle pouvait trouver une pierre pour empêcher ce connard de...

"N'y pense même pas ma jolie, elle est protégée par une épaisse plaque de plexiglas. Je ne voudrais pas me priver de la joie de te voir perdre les pédales toute seule... Bon, trêve de plaisanteries. Nous sommes ici pour nous amuser. Enfin, surtout moi. Mais on va jouer ensemble tu veux bien ?"

Il y eu un claquement, un peu comme une trappe que l'on ouvrirait. Puis le grésillement indiquant que quelqu'un se trouvait derrière le micro cessa, pour ne laisser place qu'à un silence lourd... vite rompu par des grattements. Et des couinements aussi.

"Oh non, pas ça... Non..."
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MessageSujet: Re: Super-Psycho Story : Cornélius   Dim 31 Aoû - 16:02

Elle avait toujours eu horreur des rats, ces bêtes répugnantes au pelage gras et luisant.
Ceux qui trottinaient vers elle étaient tout particulièrement laids, aussi gros que des chats pour certains. Ils arrivaient par dizaines d'un trou pratiqué dans un des murs du cachot, tous convergeant vers elle.
Alice se mit debout et commença à reculer, mais très vite elle se trouva dos au mur, et ne pu que se préparer à l'attaque.
Le premier rat de cette vague de monstres boursouflés ("oh merde, celui-là fait la taille d'un petit caniche !") s'arrêta devant elle, retroussa son affreux museau rose et découvrit une rangée de dents innombrables et effilées comme des rasoirs.
Avant qu'Alice ai pu faire quoi que ce soit pour se protéger, le rat se jeta sur elle et planta ses dents profondément dans son mollet droit. A son cri de douleur se superposait les couinements de plaisirs de la chose difforme qui se repaissait de son sang.
Les autres, excités par cette odeur et la proie facile qui leur était offerte se jetèrent à leur tour sur elle. D'un mouvement de la jambe, elle réussit à en percuter un qui alla retomber dans le flot de ses congénères, se remettant immédiatement sur pattes pour un nouvel assaut.
Déjà, d'autres rats s'accrochaient à ses jambes. Elle ne portait qu'un simple short, et n'avait aucune protection contre cette multitude de morsures.
Alice finit par perdre l'équilibre, emportée par le poids de ces choses qui lui lacéraient les chairs.
Sa chute eut d'abord un effet bénéfique, écrasant quelques rats dans un bruit mou et répugnant de ventres qui éclatent, de petits os qui se brisent. D'autres se jetèrent alors vers son visage. Elle se protégea du mieux qu'elle pu, et ses bras reçurent le même traitement que ses jambes.
C'est alors que dans un mouvement convulsif, la jeune fille percuta la lampe à huile qui se brisa en répandant le pétrole qu'elle contenait à terre, qui prit feu dans l'instant.
Les rats, peu habitués à cette vive chaleur, détalèrent vers l'orifice d'où ils venaient, mais sans le franchir, préférant observer la scène de leurs petits yeux rouges, à quelques mètres de distance.

Alice roula sur le côté pour éviter les flammes qui lui léchaient le côté, puis se remit debout tant bien que mal. Seul le gros rat était resté accroché à sa jambe, le visage barbouillé de sang et les yeux luisant de haine.
"Les rats peuvent-ils ressentir de la haine ?"
Visiblement, celui-là oui. Ses puissantes mâchoires restaient définitivement refermées sur sa jambe, alors même que son pelage prenait feu.
Alice se débattit, tentant de frapper la chose immonde de ses poings ensanglantés, malgré les flammes qui devenaient de plus en plus voraces, bien que le rat ne semblait pas s'en préoccuper. Le temps qu'il soit complètement cuit, il l'aurait déjà à moitié dévoré...
En désespoir de cause, elle se retourna, et concentra toutes ses forces dans sa jambe droite qu'elle lança contre le mur. Sa douleur n'eut d'égal que sa satisfaction en entendant le bruit de la colonne vertébrale du monstre qui se brisait. Mais celui-ci, encore en vie, ne lâchait toujours pas prise.
Alice se mit alors à genoux sans retenue, écrasant la bête sous ses tibias.
Cette fois, le liquide visqueux qui lui collait à la peau n'était pas son sang, mais les tripes de ce petit enfoiré.
Bien que brisé, mortellement blessé et ayant chaque parcelle de son corps en proie aux flammes, l'énorme rat gardait sa mâchoire tendue dans un effort dément. Alice prit alors entre ses mains le crâne du squelette, oubliant sa répugnance, et le fracassa contre la tête du rat.
Les deux crânes se brisèrent, et le monstre lâcha enfin prise, bien qu'emportant un morceau de chair avec lui.
Dans un accès de rage incontrôlable, la fille saisi la queue encore agitée de spasmes du gros rat, seule partie de son corps à ne pas brûler, et le lança avec toute l'énergie qui lui restait dans la troupe de ses congénères, dont plusieurs prirent feu au contact de leur chef.

"PRENEZ ÇA BANDE D'ENFOIRÉS ! UN PUTAIN DE RAT-MOLOTOV !"

Puis elle s'écroula, sanglotant, les bras et les jambes couverts de morsures et dégoulinants de sang. Les rats rentraient précipitamment dans leur trou, excepté ceux qui brûlaient en courant n'importe où, poussant des couinements de douleur cette fois, zigzaguant entre leurs frères éclatés sur le sol, d'où montait une odeur répugnante de tripes chaudes.
Le feu s'étendait aux restes du squelette, qui, bien que ne brûlant pas vraiment, dégageaient une fumée et une odeur âcre de feuilles mortes en train de brûler.

Mais Alice restait prostrée, niant tout ce qui se passait autour d'elle, blessée, terrorisée. Et attendant le prochain "jeu" du dégénéré qui l'avait enfermé ici.
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MessageSujet: Re: Super-Psycho Story : Cornélius   Dim 31 Aoû - 16:02

"Merde, c'est quelle est coriace la garce !"

Celui qui se faisait appeler Cornélius eu un petit sourire devant son "écran de contrôle", composé d'un vieil écran cathodique, d'un micro au moins aussi ancien et de quelques boutons assemblés sur une sorte de pupitre en métal. Tout ici avait été fait par lui, avec du matériel de récupération. Les rats eux-mêmes avaient été récupérés dans un égout proche du bunker, avant d'être soumis à des sélections assez spéciales pour obtenir cette armée de monstres boursouflés qui désormais étaient soit morts, soit tremblants dans leur planque.
"Dire qu'un jour je t'ai aimé, chère Alice..."


C'était un jour comme les autres, du moins il ne se souvenait pas d'un élément particulier qui l'aurait marqué alors. Encore une fois Alice était venue chez lui, pour son plus grand plaisir. Lui ne venait jamais chez elle.
"-Dis, tu les enlèves tes bandages ?
-Non, tu sais bien que je veux pas te faire peur.
-S'il te plait..."
Il n'avait pas su résister à sa moue de déception. Peut-être pensait-il pouvoir enfin trouver quelqu'un qui l'accepte tel qu'il était. Peut-être que lui et Alice allaient finir par se marier plus tard. "La Belle et la Bête" était son compte préféré.
Alors il enleva ses bandages. Et bien sûr elle hurla. Bien sûr elle s'enfuit.
Il ne la revit plus jamais, et elle l'oublia. Du moins jusqu'à ce jour.


La fumée obscurcissait la scène, déjà bien sombre maintenant que les flammes diminuaient, tout le carburant étant épuisé. La caméra de vidéosurveillance dérobée des années auparavant ne possédait pas de fonction "vision nocturne". Quant à la vieille ampoule de 80W qui pendait du plafond, cela faisait longtemps qu'elle était hors-service.
"Fais chier... dès que j'en aurais fini avec cette pute, faudra que je pense à en changer, pour les cas comme ça."
En attendant il lui fallait un éclairage pour pouvoir s'amuser. Cornélius se leva, se dirigea vers un coin de la remise et pris une grosse lampe électrique au manche en métal, le modèle "pro", pas une de ces merdes en plastique qui partent en morceaux au moindre choc.
Il se dirigea vers le couloir éclairé par des néons relativement neufs par rapport au reste de l'installation. Au bout à gauche la sortie, à droite les cellules. Sortir ne l'intéressait bien évidement pas.
Arrivé devant la porte de la cellule d’Alice, il fouilla un instant ses poches à la recherche de ses clés. Les ayant trouvé, il les introduisit dans la grosse serrure, puis ouvrit violemment la (pourtant lourde) porte d'acier d'un coup de pied, torche allumée à la main.
Il fit un pas à l'intérieur, écrasant les restes gluants d'un rat, puis éclaira l'endroit où se trouvait Alice la dernière fois qu'il l'avait vu. Personne. Avec tout le sang qu'elle avait perdu et ses blessures aux jambes, il était étonnant qu'elle ai pu se déplacer. Mais si elle n'était pas là, alors elle devait se trouver...
Quelque chose se fracassa sur sa tête, éclatant au passage quelques-uns de ses gros bulbes jaunes et spongieux. Sans trop de mal toutefois. Cornélius se retourna, contempla une fraction de seconde le visage horrifié de la fille, tenant un os brisé (un tibia probablement), puis la frappa du revers de la main gauche. Le sang gicla du nez et de la bouche de la fille, qui n'eût pas le temps de pousser un cri et s'étala par terre avant d'avoir compris ce qu'il lui arrivait.

"Sale petite conne ! T'as abîmé mon beau visage !"

Il balança son pied dans l'estomac d'Alice, encore à terre, qui poussa cette fois un grognement de douleur étouffé.

"Tu croyais peut-être pouvoir jouer avec moi, salope ?!"

Nouveau coup de pied. Mais des mains s'étaient refermées dessus. Les mains de la sale garce qui le regardait avec un sourire de dément, le visage couvert de sang.

"Connard !"

Elle roula sur elle-même, tirant le pied de son agresseur avec elle. Les tripes du rat mort situé sous son autre pied glissèrent alors en un bruit répugnant, et Cornélius tomba à son tour au sol, sa tête cognant sur la pierre froide du cachot. Il lâcha la lampe qui alla rouler vers l'orifice d'où étaient sortis les rats, toujours allumée.
Alice, sous l'effet de l'adrénaline qui lui faisait battre le cœur avec une puissance terrible (ce qui contribuait toutefois à lui faire perdre plus vite son sang), se précipita à quatre pattes vers la torche, ignorant la douleur qui lui ravageait maintenant l'estomac, comme si le reste n'était pas suffisant.
Mais la Chose-qui-fût-David lui saisi la cheville de sa poigne d'acier, et commença à la tirer vers elle, rampant sur le ventre. Alice tendit la main vers le manche de la lampe, à quelques centimètres de ses doigts. Elle aperçu trop tard les deux petits points rouges qui l'observaient. Le rat, à qui il manquait une oreille et une bonne moitié du museau, bondit et referma sa mâchoire sur l'index et le majeur de la fille. Dans un cri de douleur et de rage mêlé, elle se saisi de la bête de l'autre main et l'arracha à la première, perdant ainsi un morceau de ses deux doigts, puis la jeta vers le visage de Cornélius. Le rat planta immédiatement ses dents voraces dans sa lèvre inférieure, lui faisant lâcher la cheville de sa proie pour se débarrasser du rongeur.
Libérée de son entrave, Alice atteignit alors la torche avec son autre main et se remit debout dans un effort désespéré.

Cornélius avait fait de même. Les restes du rat broyés dans sa main gauche, la droite tentant d'évaluer les dégâts sur la partie inférieure de son visage.

"Hu m'as... hu m'as awwaché..."

Il contempla avec perplexité sa main pleine de sang et de pus mêlés, d'une affreuse couleur orange. Un morceau de lèvre lui pendait sur le menton, mais Alice n'avait pas le temps de s'en préoccuper. Elle leva la lourde lampe torche avec toute la force du désespoir

("le modèle "pro", pas une de ces merdes en plastique qui partent en morceaux au moindre choc.")

et frappa.
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MessageSujet: Re: Super-Psycho Story : Cornélius   Dim 31 Aoû - 16:02

Elle avait frappé fort. Elle avait senti l'os se briser, la torche s'enfoncer dans les chairs. Il ne pu que pousser un grognement sourd puis s'effondra.

Alice lâcha son arme maculée de ce liquide orangeâtre si répugnant. Elle sentit ses jambes perdre leurs forces, mais dans un effort de volonté elle parvint à rester debout, et consciente.
"Je ne veux pas mourir ici, surtout pas là, avec lui..."
Elle tituba vers la porte, se soutenant de sa main encore valide contre la paroi du mur. Il lui manquait la première phalange de chacun de ses deux doigts gauche, majeur et index, mais elle avait dépassé le stade de la douleur. Son regard restait vague, ses sensations aussi. Elle vit se rapprocher le sol à toute vitesse et ne pu se protéger qu'au prix d'une nouvelle écorchure au bras. Mais elle se releva, et poursuivit sa marche dans le long couloir qui menait à la sortie.
Après une minute interminable, la jeune fille parvint enfin à la porte au-dessus de laquelle se trouvait le mot "Sortie". Elle tenta de l'ouvrir, mais échoua. Elle recommença l'opération, en poussant, puis tirant, mais dû se rendre à l'évidence : ce n'étaient pas ses forces défaillantes qui l'empêchait de l'ouvrir, mais bel et bien une grosse serrure qu'elle n'avait pas voulu reconnaitre au premier abord.
Il fallait qu'elle trouve la clé.
"Je suis passée devant une porte tout à l'heure, un autre porte, en bois celle-ci, ça ne peut être que là, il FAUT que ce soit là, je ne veux pas mourir enfermée ici..."
Malgré la fatigue qui se faisait de plus en plus ressentir à chaque pas, à mesure que son sang s'écoulait, Alice réussit à atteindre, puis à ouvrir, la porte donnant sur une sorte de remise. La "salle de contrôle".
Elle jeta un œil à l'écran de télé vieillot, puis le détourna aussitôt en apercevant le corps de "Cornélius". Il fallait qu'elle trouve les clés. Et vite, avant qu'elle ne s'effondre.
Elle chercha sur les quelques tables dressées, dont l'une était couverte de documents à l'air officiel. Elle ne fût pas étonnée de voir son visage sur l'un d'eux. Mais ce n'était pas le moment de s'en préoccuper.
Il y avait une vieille armoire en fer blanc dans un coin de la pièce. Alice l'ouvrit mais ce qu'elle y trouva se révélait être sans utilité : des piles de papiers, des outils rouillés, du matériel de soudure, des bouteilles contenant on ne sait quels produits, des bouquins sur divers sujets, dont un relativement neuf par rapport aux autres, traitant des rats...
Alice se retourna et scruta l'écran nerveusement, dans la crainte de voir des dizaines de ces bêtes sortir de leur cachette et se précipiter vers le couloir.
Mais ce qu'elle vît fut pire : il n'y a avait aucune trace de Cornélius. Mis à part quelques taches sombres que l'on devinait vaguement dans la pénombre, rien n'indiquait que quelqu'un était mort ici. Parce que, bien sûr, il n'était pas mort. Et elle avait été assez stupide (ou simplement trop terrorisée) pour ne pas s'en assurer, ou du moins fermer cette foutue porte.

Maintenant il se trouvait là, dans l'encadrement de celle, bien moins solide, de la "salle de contrôle". Son visage, d'ordinaire déjà affreusement difforme, était de plus atrocement défiguré. Un morceau de lèvre lui pendait toujours sur le menton, dans une parodie de sourire grotesque qui révélait une rangée de dents pourries plantées sur une gencive d'un jaune... maïs. Mais le pire était de voir la profonde dépression située sur le côté gauche de son crâne, là où l'os s'était brisé et enfoncé dans l'orbite. Son œil, chassé de sa cavité naturelle, saillait horriblement, comme prêt à sauter sur la moindre victime inconsciente qui se serait trop approchée pour contempler cette hideuse erreur de la nature. Du sang lui coulait sur la moitié du visage, mais il n'y avait guère de différence avec le coloris de sa peau.

"Hu vas m'le payer, halope !"

Alice eût juste le temps d'apercevoir le couteau qu'il tenait à la main, long d'au moins vingt centimètres, avant qu'il ne se jette sur elle. Incapable de faire le moindre mouvement, elle entendit le bruit doux de la lame qui s'enfonce à travers les chairs, et celui déplaisant de l'acier raclant l'os.
Elle ne ressenti pas vraiment la douleur, mais plutôt comme une gêne. Elle avait de plus en plus de mal à respirer, comme si elle avait bu la tasse. Elle toussa, et c'est en voyant les gouttelettes de sang s'écraser sur la face du monstre souriant (pour ce qu'il pouvait sourire avec une lèvre en moins) qu'elle comprit qu'elle avait un poumon percé, juste au-dessus de son sein gauche. Le sang commençait à remplir ses cavités respiratoires, et elle se rendit compte avec amusement qu'elle n'allait pas mourir par manque de sang, mais bien noyée dedans.

"-He vais t'haigner comme une twuie !
-Pas très original comme réplique ça..."

Maintenant que la douleur n'avait plus aucune signification pour elle, Alice n'avait même plus conscience de dire à haute voix ce qu'elle pensait. A haute voix dans la mesure où il ne s'agissait que d'un murmure entrecoupé de sifflements et de gargouillements à donner la nausée.
Ce qu'elle voulait faire avant de mourir, c'était de voir cette ordure crever avant elle. Encore debout, dos au mur, elle tendit la main sur le côté, où se trouvait une table couverte d'affaires diverses. Elle saisi un crayon et aperçu sa mine parfaitement taillée du coin de l'œil.

"Je savais bien que tous les psychopathes étaient des maniaques du taillage de crayon..."

Elle ne pu déchiffrer l'expression de surprise du visage situé à quelques centimètres du sien, surtout avec la configuration actuelle de ses yeux. Mais c'était sans importance. Elle planta le crayon dans le cou de la Chose avec tellement de violence que celui-ci ressorti de l'autre côté.

Cornélius s'écarta brusquement, porta les mains à son cou traversé de part en part par un HB tout ce qu'il y a de plus conventionnel. La fille n'avait pas raté son coup et le sang giclait par à-coups de sa jugulaire percée.

Les yeux d'Alice s'embrumèrent, le monde devint trouble et ses jambes lui firent finalement défaut. Elle glissa petit à petit au sol, retrouvant cette position assise qu'elle avait tant de fois subi cette journée. Mais elle se concentra, voulant rester en vie le temps du dernier acte.

Il était à terre, rampant vers un but inconnu, comme si sa dernière pensée fût de fuir ce cauchemar dans lequel tout était allé de travers.
Ça ne pouvait pas finir ainsi, se vidant de son sang devant cette garce... pourtant il se sentait partir lui aussi, le crayon toujours planté en travers de sa gorge pour lui rappeler que, si, il allait mourir devant cette garce.
Après un râle sans aucune signification, il finit par s'immobiliser dans un dernier soubresaut, définitivement.

Alice se laissa alors aller, se permettant un dernier soupir...

"Fait de beaux rêves David..."

...Puis un voile noir tomba devant ses yeux. L'obscurité complète, un vertige. Puis rien.



Le 31 août 2008 à Cormontreuil
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